Le cas de Diane Augat : une disparition troublante.

Diane Augat

Diane est née en 1958. Elle vivait dans le quartier de Chesapeake Bay Drive à Odessa, dans l’Etat de Floride aux Etats-Unis. Elle était décrite comme étant une épouse et une mère attentionnée, aimant la musique, la pêche et le camping.

Mais dans sa trentaine, on a diagnostiqué à Diane un trouble bipolaire, qui la conduisait parfois dans des états de dépression sévère. Après une crise particulièrement virulente, Diane a perdu la garde de ses enfants en 1988, puis a divorcé en 1991. Elle tomba alors rapidement dans l’alcool et la drogue. Au cours des années qui suivirent, l’état de Diane ne s’arrangeait pas et elle fut incarcérée pas moins de 32 fois pour des délits mineurs. Elle fit également plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Après de sa dernière hospitalisation, Diane s’en alla vivre chez sa soeur Deborah Cronin, qui habitait dans la ville d’Hudson.

Le 10 avril 1998, Diane quitte le domicile de sa soeur vers 11h pour se rendre à un rendez-vous chez son médecin. Deborah se trouvait chez elle à ce moment-là, et elle a bien vu Diane partir à son rendez-vous. Plus tard dans la même journée, Diane sera vue par le barman du pub Hay Loft, situé qu’à quelques kilomètres du domicile de Deborah. Ce soir-là, Diane ne rentrera pas chez sa soeur.

Le Coral Sands Motel

Le 11 avril, Diane est aperçue en train de marcher seule sur la US 19, près de New York Avenue. Entre le 11 et le 13 avril, Diane aurait été vue au Coral Sands Motel, et une serveuse affirme l’avoir également vue déjeuner à l’hôtel Inn on the Gulf. Le 13 avril, la mère de Diane reçoit un appel téléphonique de sa fille. Mais elle ne se trouvait pas chez elle à ce moment-là. Lorsque la mère de Diane est rentrée chez elle, elle a découvert qu’un message vocal a été laissé sur le répondeur. Lorsqu’elle écoute le message, son sang se glace.

Elle y entend sa fille en train de crier : « A l’aide ! A l’aide ! Laisse-moi partir ! », puis des bruits de lutte, comme si quelqu’un essayait de lui arracher le téléphone des mains. Elle entend Diane crier une dernière phrase : « Donne-moi ça ! » puis l’appel se coupe. Lorsque la mère de Diane a tenté de rappeler, personne n’a répondu.

L’identification a indiqué que l’appel provenait d’une entreprise nommée Starlight qui se trouvait à Odessa. Mais en faisant des recherches, les enquêteurs se sont rendu compte qu’il y avait pas moins de six entreprises portant le nom de Starlight, toutes dans un rayon de 70km autour d’Odessa, mais aucune à Odessa même.

Le 15 avril, un doigt coupé dont l’ongle est vernis en rouge a été retrouvé au bord de la route US 19, près de New York Avenue, soit dans la même zone où Diane aurait été aperçue en train de marcher le 11 avril. Ce doigt sera identifié comme étant celui de Diane Augat. Ses proches affirment qu’au moment de sa disparition, Diane portait un vernis à ongle corail. Pourquoi aurait-on repeint ses ongles en rouge ? Et pourquoi avoir laissé son doigt coupé au bord d’une route ? Diane ayant eu des problèmes avec la drogue, aurait-elle pu être impliquée dans des affaires louches ? Pourrait-il donc s’agir d’un avertissement ? Ou tout simplement d’une erreur d’inattention de la part de son meurtrier ?

Entre le 10 et le 18 avril, la maison où vivait Diane à Chesapeake Bay Drive fut cambriolée, mais les policiers n’ont jamais retrouvé les coupables. Ils pensent qu’il pourrait s’agir de personnes que Diane fréquentait. Le 18 avril, la patronne de Deborah découvre dans le congélateur extérieur de son magasin un sac en plastique, avec à l’intérieur des vêtements soigneusement pliés. Deborah va affirmer que ces vêtements appartiennent à sa soeur.

En novembre 2000, Terry Wilson, la petite-amie du frère de Diane, se rend au dépanneur Circle K situé sur la US 19. Elle va alors faire une découverte étrange. Posé sur le comptoir, elle trouve une pochette transparente sur laquelle est écrit le prénom de Diane au marqueur. A l’intérieur il y avait un eye-liner, une bouteille de parfum Taboo, un rouge à lèvres et un tube de dentifrice provenant de l’hôpital psychiatrique où Diane a été hospitalisée. Sa mère affirmera que ces objets auraient pu appartenir à sa fille. De plus, le Circle K se trouve dans un quartier que Diane avait pour habitude de fréquenter.

En 2001, Deborah a reçu un appel d’un des enquêteurs pour lui annoncer qu’un homme était suspecté dans la disparition de Diane. Il s’appelle Gary Robert Evers, il a 52 ans et il est le gérant du Coral Sands Motel, un des derniers endroits où Diane a été vue. Le 27 juin 2001, deux hommes armés et masqués ont fait irruption dans le Coral Sands Motel vers 4h du matin, et Evers avait réussi à les faire fuir en les menaçant avec une arme. Le lendemain, Evers avait confronté Todd Kammers, 26 ans, un délinquant connu des environs. Il l’avait accusé d’avoir participé au cambriolage, ce que Kammers niait. Evers avait alors sorti un pistolet et abattu Kammers.

Hormis le fait que le motel fut l’un des derniers endroits où Diane a été aperçue, et que son doigt a été retrouvé à un pâté de maison du motel également, il n’y avait aucune piste qui aurait pu rattacher Evers à Diane. D’ailleurs, il ne fut jamais inculpé pour la disparition de Diane Augat. En revanche, il fut condamné à perpétuité pour l’assassinat de Kammers, et il mourut en prison en 2012.

Sa mère pense que la maladie mentale de Diane a pu jouer dans sa disparition, car elle avait tendance à faire des crises lorsqu’elle ne prenait pas ses médicaments, et elle faisait facilement confiance aux étrangers. Peut-être que quelqu’un avait profité de sa vulnérabilité ? En revanche, il est très étrange que les effets personnels de Diane furent disposés de manière à ce que sa famille les trouve, comme pour les narguer. De plus, il se pourrait que le responsable de la disparition de Diane la connaissait suffisamment pour savoir où travaillait sa soeur.

A ce jour l’enquête est au point mort. Depuis 2001, il n’y eut plus aucun suspect ni témoin dans la disparition étrange de Diane Augat.

L’affaire Julie Michel : volatilisée lors d’un road trip.

Julie Michel

Julie est née le 10 avril 1987 et vivait à Auxerre dans le département de l’Yonne. Pour l’été 2013, à l’âge de 26 ans, Julie décide de se lancer seule dans un road trip à travers la France, pour ensuite se rendre en Espagne. Elle va donc rassembler toutes ses affaires dans sa Renault 21 Nevada et commencer son périple. Elle passe d’abord quelques jours en Gironde, pour ensuite descendre à Toulouse et où elle va rester quelques jours également.

Julie va ensuite se rendre à Auterive. Pendant son voyage elle est constamment en communication avec ses proches. Dans la soirée du 18 juillet 2013, elle se rendra également au marché nocturne de la ville de Massat, en Ariège. Plus tard dans la nuit, Julie serait allée à Port de Lers, un col pyrénéen qui culmine à 1517 mètres d’altitude. Elle gare sa voiture dans un petit parking du col et y passe la nuit. Le 19 juillet, elle est aperçue par un parapentiste aux alentours de midi en train de déjeuner seule à l’extérieur de sa voiture. Ce sera la dernière fois qu’elle sera vue.

Le 1er août 2013, la mère de Julie signale sa disparition au commissariat d’Auxerre. Cela fait plusieurs jours que Julie ne donne pas de ses nouvelles, mais sa famille ne s’inquiétait pas trop, pensant que la jeune femme profitait de ses vacances et de son indépendance. Mais sa mère avait commencé à s’inquiéter car sa fille ne répondait pas à ses appels. La voiture de Julie sera retrouvée le 6 août 2013, toujours garée sur le parking à Port de Lers. A l’intérieur, les policiers découvre tous ses effets personnels : son téléphone portable, ses chaussures, ses papiers d’identité.

Port de Lers depuis Massat : 1517m
Le parking où la voiture de Julie a été trouvée

En été, il y a beaucoup de visiteurs à Port de Lers, c’est un lieu prisé par les randonneurs et les cyclotouristes sportifs. Mais hormis ce parapentiste, personne d’autre ne semble avoir vu Julie. Autre fait étrange : Julie, qui avait prévu de passer en Espagne, s’est arrêtée à un endroit qui justement ne permet pas de couper vers l’Espagne. Pourquoi avait-elle fait un détour par Massat puis Port de Lers ?

Plusieurs pistes ont été abordées. Peut-être que la jeune femme devait y retrouver quelqu’un ? Ou bien s’était-elle trompé de chemin et avait-elle décidé de faire une pause entre temps ? On se demande également si Julie serait partie faire de la randonnée et aurait eu un accident. Mais selon sa mère, Julie n’était pas intéressée par la randonnée. Autre piste plus sombre, Julie avait peut-être fait une mauvaise rencontre. Il aurait suffit qu’elle s’éloigne du parking et se fasse suivre par un rôdeur. De plus, les vitres de sa voiture n’étaient pas teintées et n’avaient pas de rideaux. N’importe qui pouvait la voir à l’intérieur de son véhicule. Peut-être avait-elle fait une mauvaise rencontre au marché de Massat, et que cette personne l’avait suivie ?

La thèse du suicide a également été envisagée, mais elle a très vite été écartée par Betty Lefebvre, la mère de la jeune femme : selon elle, Julie n’avait aucune raison de se suicider, et même si ça avait été le cas, on aurait forcément retrouver son corps.

En septembre 2013, une centaine de gendarmes et des équipes cynophiles ont organisé des battues pendant plusieurs jours. Port de Lers étant un lieu montagneux avec une végétation dense à certains endroits, les recherches s’avèrent difficiles lorsque l’on s’éloigne du sentier. D’ailleurs, le signalement tardif de la voiture de Julie a fait perdre un temps précieux pour les recherches. Lorsqu’une personne disparaît, les premières 24h sont les plus cruciales. Début novembre 2013, les recherches pour retrouver Julie doivent s’arrêter à cause d’une chute de neige.

En 2014, un homme va affirmé être sûr d’avoir vu Julie au carnaval de Toulouse. Malheureusement cela s’avèrera être une fausse piste. Betty raconte : « C’était un mythomane. Quand je l’ai rencontré, j’ai compris qu’il était bizarre. Son beau-frère m’a appelé quelques mois plus tard, pour m’indiquer qu’il avait menti, et n’avait jamais vu ma fille.»

Par la suite, d’autres hypothèses ont vu le jour, notamment que Julie aurait rejoins une secte. En effet, il y a en Arriège des groupes autonomes de néo-ruraux utopistes qui auraient pu séduire Julie avec ce mode de vie. Encore une fois Betty n’y croit pas. Mère et fille étaient proches, et jamais Julie ne lui aurait caché cela. Mais par la suite, Betty va tomber de haut après avoir exploré les mails de Julie : « J’y ai trouvé des échanges de mails avec la gourelle d’une secte dans laquelle elle était investie depuis plusieurs semaines. Dans ses écrits, je n’ai pas reconnu ma fille, ce n’était plus elle. » Les policiers vont retrouver et interroger cette gourelle, mais cela ne donnera rien.

En 2017, des témoins affirment avoir reconnu Julie parmi des sans-abris à Boulogne-sur-Gesse en Haute-Garonne, où elle se ferait appeler Charlotte. Mais les gendarmes n’ont jamais retrouvé cette jeune SDF. Plus tard, il s’avérera que les témoins n’étaient pas fiables. En mai 2018, toujours sans nouvelle piste, la juge ferme le dossier de Julie Michel.

Mais par la suite, une femme va apporter un témoignage glaçant à la présidente de l’ARPD, l’association pour l’assistance et la recherche de personnes disparues. Selon elle, Julie aurait été tuée dans un gîte et on aurait fait disparaître son corps. Suite à cela, Betty s’est exprimé : « Je demande juste que la justice vérifie cette hypothèse. Ils ont le nom du gîte et plusieurs autres éléments glauques dont je ne préfère pas parler. Pour le moment, ils n’ont rien vérifié. Il faut que je sache, je ne peux pas vivre toute ma vie comme ça. »

Malgré ce témoignage apporté, le dossier reste clôt. « J’ai contacté le procureur de Foix en lui exposant ces nouveaux éléments, malheureusement il ne veut pas rouvrir. » explique Betty Lefebvre. «  […] On m’a dit qu’il fallait que je fasse mon deuil, mais sans corps, ce n’est pas possible. » Lorsque le procureur a été interrogé sur la piste de l’assassinat de Julie, il n’a pas souhaité répondre.

Pendant l’été 2019, des bénévoles et un spéléologue ont effectué des recherches dans la zone, mais cela n’a pas été concluant. A l’été 2020, Betty et David Duval, un bénévole, s’adonnent aux recherches à l’endroit où Julie a disparu, à l’aide d’un drone. « Grâce au travail de plusieurs années, nous avons écarté l’accident en surface, à l’aide d’un drone, je peux visiter les gouffres où elle aurait pu tomber, après cela, nous aurons tout fait concernant la thèse de l’accident en montagne. » explique David Duval.

Malgré tout, Betty est déterminée à faire rouvrir le dossier. Elle a créé la page Facebook « Notre coeur pour Julie » en attendant l’association qui est en cours de création. Via sa page Facebook elle recueille des dons afin de poursuivre des recherches sur place. Après toutes ces années, Betty a toujours l’espoir de connaître la vérité sur la disparition de sa fille, qui s’est volatilisée ce mois de juillet 2013.

La mystérieuse disparition de Wissem Abdelaoui.

Wissem Abdelaoui

Wissem est née le 13 février 2003, elle était originaire d’Evry-Courcouronnes en région parisienne et était décrite comme une jeune fille sans histoires qui envisageait de devenir esthéticienne.

Le matin du 31 juillet 2019, Wissem, 16 ans, part de chez elle pour se rendre au salon Beauty Minute, situé à Villabé, où elle a pu obtenir un stage. Cela faisait un mois que la jeune fille avait commencé son stage et tout se passait bien. Mais plus tard dans la journée, vers 16h, le patron de Wissem appelle sa maman, Samira, pour lui dire que sa fille ne s’est pas présentée au salon. Les parents de la jeune fille s’inquiètent tout de suite, car Wissem était sérieuse et ponctuelle, et ce comportement ne lui ressemblait pas.

Samira tente de contacter Wissem mais elle ne répond pas. Très vite ils vont alors géolocaliser son téléphone portable et découvrir que Wissem se trouverait à Bezons dans le Val d’Oise, plus exactement dans l’allée de Szekszard, juste à côté du parc Bettencourt. Son père Mahi va directement se rendre à cet endroit mais ne trouvera aucune trace de sa fille. Très vite le téléphone de Wissem va s’éteindre, avec donc l’impossibilité de le borner. Avant cela, Wissem avait également supprimé tous ses réseaux sociaux.

Les parents de Wissem vont réussir à obtenir son journal d’appel, et on apprend qu’elle avait appelé un jeune homme majeur qui vivait à Bezons et avec qui Wissem avait rendez-vous cette journée là. Ce jeune sera retrouvé en novembre 2019 et interrogé par les policiers. Il expliquera qu’il était allé manger au Mcdonald de la Défense avec Wissem, puis qu’il avait dû passer à Decathlon. Selon lui, Wissem l’attendait à l’extérieur du magasin, et elle avait disparue à son retour. « Le problème, c’est que les policiers n’ont pas vérifié s’il disait vrai », a déclaré l’avocat des parents de Wissem, Me Arash Derambarsh.

Les policiers vont classer la disparition de Wissem comme une fugue, car dans le passé, l’adolescente avait déjà fugué une fois de l’internat, pendant 12 heures. Mais cette fois les parents ne croient pas à une fugue, car Wissem n’avait aucune raison de tout quitter, d’autant plus qu’elle avait laissé toutes ses affaires, dont sa carte bancaire et sa pièce d’identité.

Plus tard, une réceptionniste d’un hôtel lyonnais va contacter l’association Enfants Disparus car elle est persuadée d’avoir reconnu Wissem à l’accueil. Les policiers vont vérifier les enregistrements des caméras de surveillance et les envoyer aux parents de l’adolescente, mais ces derniers affirmeront que ce n’est pas leur fille sur les images. Cinq mois après la disparition de Wissem, un gérant d’un restaurant kebab situé en Seine-Saint-Denis prévient la famille pour signaler que Wissem s’était rendue à son établissement avec plusieurs autres filles travaillant dans la prostitution, mais après vérification cette jeune fille n’était pas Wissem.

Les proches de Wissem pensent qu’elle est retenue contre son gré par quelqu’un. En effet, ils décrivent Wissem comme vulnérable et facilement influençable. Samira confie ses craintes : « On avait une bonne relation, c’est pour ça que ce n’est pas normal qu’elle ne donne pas de nouvelles. C’est la preuve qu’elle est sous la coupe de quelqu’un. Certainement manipulée. » Avec l’aide de leur avocat, Samira et Mahi vont déposer plainte avec constitution de partie civile pour enlèvement et séquestration. Désormais, la disparition de leur fille est considérée comme une disparition inquiétante.

La meilleure amie de Wissem, Sasou, utilise les réseaux sociaux pour la retrouver. Sur Twitter, elle a lancé le hashtag #oùestwissem qui a été partagé plus de 8000 fois. « On n’arrêtera jamais de chercher. Jusqu’à mon dernier souffle » dit-elle. De leur côté, Samira et Mahi continuent de distribuer des avis de recherche de leur fille. « Ma vie s’est arrêtée ce 31 juillet-là. On ne fait pas de projets, on veut juste la retrouver », explique Samira, qui a toujours l’espoir de retrouver sa fille qui n’a plus donner signe depuis le 31 juillet 2019.

L’étrange disparition de Logan Schiendelman.

Logan Schiendelman

Logan est né le 27 juin 1996 à Olympia dans l’Etat de Washington, aux Etats-Unis. Sa mère, Hannah, l’a confié très jeune à sa grand-mère, afin de pouvoir reprendre ses études, et le jeune homme a donc été élevé principalement par sa grand-mère Ginnie Gebo. Son père, qui était saoudien, a quitté les Etats-Unis avant sa naissance et ils n’ont jamais vraiment eu de contact avec lui. Logan avait également une demi-soeur nommée Chloé.

Logan était scolarisé au lycée de Tumwater où il était bon élève, et il excellait également en sport. Diplômé en 2014, Logan prévoit de rejoindre l’université de l’Etat de Washington à l’automne. Mais alors qu’il commence sa rentrée à l’université, le jeune homme va être victime d’insultes racistes lors d’une fête. S’en suit une période éprouvante où Logan va commencé à s’isoler et à s’éloigner de ses amis, devenant très solitaire. Après sa première année à l’université, Logan était toujours incertain sur son avenir. Il décide donc de tout quitter pour faire des petits boulots à droite à gauche. Il retourne ainsi vivre chez sa grand-mère avec sa demi-soeur.

Le 19 mai 2016, Ginnie Gebo se lève à 7h30 pour se préparer pour le travail. Elle est surprise de trouver Logan dans la cuisine, car son petit-fils a pour habitude de toujours se lever plus tard. Ils discutent alors ensemble, et Logan lui dit qu’il avait eu une révélation, et qu’il avait besoin de lui en parler. Mais Ginnie écourte la conversation car elle doit se rendre au travail. Elle promet à Logan qu’il pourra tout lui raconter ce soir lorsqu’elle rentrera.

Lorsque Ginnie revient du travail dans la soirée, elle remarque que Logan n’est pas rentré. Au bout de quelques heures, Ginnie s’inquiète. Elle appelle Logan sur son téléphone, mais il ne répond pas. A l’aide d’une application, elle réussit à trouver l’emplacement de son téléphone et elle découvre qu’il se trouve à Olympia, près de la maison de sa mère. Ginnie cesse alors de s’inquiéter.

Le 22 mai 2016, après trois jours sans nouvelles de son petit-fils, Ginnie l’appelle plusieurs fois sur son téléphone, sans obtenir de réponse. Elle va contacter sa fille Hannah, qui lui dit que Logan n’était pas venu la voir le 19 mai, comme le croyait Ginnie. Hannah précise que ça faisait une semaine qu’elle n’avait pas vu son fils. Après avoir fait le tour de Tumwater à la recherche de Logan, Ginnie va déclarer sa disparition à la police, et c’est alors qu’on l’informe que la voiture de son petit-fils, une Chrysler Sebring 1996 noire, a été mise à la fourrière le 20 mai dernier. La voiture avait été abandonnée à l’Interstate 5, entre Tumwater et Maytown. A l’intérieur, on y a retrouvé le portefeuille de Logan, son téléphone, ainsi que des sacs de nourriture achetés à une station-service.

Lorsque la disparition de Logan va être signalée publiquement, des témoins vont se présenter à la police pour déclarer avoir vu le véhicule de Logan le 20 mai. Une femme qui se rendait au travail affirme avoir vu Logan en compagnie de deux hommes blancs le matin du 20 mai. Ils étaient debout près de sa voiture qui était garée du côté droit de l’Interstate 5, près de la sortie 95. Lorsqu’elle est repassé au même endroit quelques heures plus tard en sortant du travail, la voiture était toujours là, mais le capot était relevé et les trois hommes avaient disparus. Elle décrit l’un des hommes blancs comme étant blond et très fin, ayant les cheveux courts, faisant à peu près 1m80, portant un jean court et un débardeur trop petit. L’autre homme avaient des cheveux blonds qui lui arrivaient aux épaules, et il portait un jean.

Portrait robot d’un des hommes blancs

Dans la journée du 20 mai 2016, plusieurs personne vont appeler le 911 pour signaler une Chrysler Sebring 1996 noire qui dérivait dangereusement sur les voies de l’Interstate 5, entre Tumwater et Maytown. La voiture va finir par heurter la barrière de sécurité. Un témoin va affirmer avoir vu un homme blanc, avec des cheveux bruns/rouges, sortir précipitamment du côté passager et s’enfuir dans les bois qui longeaient l’autoroute. C’est cette voiture qui sera récupérée par la fourrière, et qui sera identifiée comme étant celle de Logan Schiendelman.

Dans la soirée de cette même journée, un conducteur va appeler la police pour signaler un jeune homme noir qui se promènerait nu. L’emplacement serait à proximité de trafics de crack. Ginnie révèlera que Logan avait commencé à fumer de la marijuana récemment, et que c’était peut-être lui se trouvait à cet endroit. Des recherches approfondies vont avoir lieu, mais aucune trace de Logan ne sera trouvée. Lorsque les enquêteurs analysent le téléphone du jeune homme, on apprend qu’il s’était déplacé vers le sud de la l-5, pour ensuite aller vers le nord et de nouveau vers le sud, jusqu’à l’endroit où sa voiture a été retrouvée.

Le 26 mai 2016, les policiers fouillent l’ordinateur de Logan et ses réseaux sociaux, et ils vont trouver un enregistrement à l’aéroport régional d’Olympia. La famille pensait que Logan avait eu pour projet de rejoindre son père en Arabie Saoudite, mais par la suite, les policiers découvrent que cet enregistrement datait d’il y a un an. Les policiers apprennent alors qu’un an auparavant, Logan avait prit contact avec sa tante paternelle, Tina Crary, avec qui il avait dîné. Lorsqu’elle sera interrogée, Tina dira que Logan avait peur de parler de cette rencontre à sa grand-mère, mais Ginnie a rétorqué que Logan lui avait avoué avoir vu sa tante.

Les policiers vont ensuite découvrir que Logan était mal à l’aise chez sa grand-mère, à cause du petit-ami de sa demi-soeur Chloé. Ce dernier avait emménagé chez eux, et il y avait des tensions entre les deux jeunes hommes. De plus, le petit-ami de Chloé avait un profil inquiétant, ayant auparavant plaidé coupable pour des agressions dans une précédente relation. Cet homme sera interrogé par les enquêteurs, et après avoir réussi le test du polygraphe il sera écarté de la liste des suspects.

L’oncle de Logan, qui a reçu une formation policière, pense que le petit-ami de Chloé a bien quelque chose à voir avec la disparition de son neveu. Il explique que les test du polygraphe conduisent parfois à des faux positifs, et que les enquêteurs l’ont trop rapidement éloigné de la liste des suspects. Le reste de la famille proche de Logan pense qu’il est parti faire sa vie ailleurs, en raison que le jeune homme traversait depuis quelques temps une crise d’identité. On pense également que sa disparition pourrait être due à un trafic de drogue lié à sa consommation. Mais hormis la marijuana, ses proches ont du mal à croire que Logan ait pu consommer des drogues dures. Ginnie déclarera que Logan avait récemment commencé à avoir des tendances paranoïaques ; il était sûr que des gens le regardaient de travers dans la rue, et qu’on l’observait depuis la fenêtre de sa chambre. Le jeune homme aurait pu prendre peur et organiser sa fuite.

Malgré les témoignages, les hommes blancs qui auraient été vus avec Logan n’ont jamais été identifiés, et aucune autre piste ne fut découverte. Et à ce jour, Logan est toujours porté disparu.

L’affaire David Stevenin : un homme disparaît avec son chien.

Originaire de Normandie dans le département du Calvados, David était un jeune homme passionné par la nature et la pêche. Début septembre 2018, le jeune homme de 28 ans, qui a pour projet de changer de vie, décide de partir s’installer au Pays basque.

David et son chien Ioshy

Il quitte alors la Normandie au volant de sa Renault Megane et en compagnie de son chien Ioshy, un berger australien qui ne le quitte jamais. David est ainsi hébergé par son ami Julien à Urt, une petite commune des Pyrénées-Atlantiques, en attendant d’obtenir un logement. Il avait pour habitude d’être assez actif sur ses réseaux sociaux, et les premiers jours de sa venue à Urt le jeune homme poste régulièrement des photos de ses parties de pêche et de ses promenades.

Le 27 septembre 2018, David avait rendez-vous au CCAS d’Anglet afin de commencer des démarches administratives. Ne donnant pas de nouvelle, sa mère Sylvie l’appelle, inquiète. Mais David ne lui répond pas. Elle va alors contacter Julien et il lui révèle l’impensable : David a disparu. Dans la nuit du 25 au 26 septembre, les deux hommes, qui étaient hébergés par un couple de sexagénaires, auraient eu une grosse dispute et en seraient venus aux mains, probablement sous l’effet de l’alcool. Furieux, David aurait quitté le domicile en pleine nuit à bord de sa voiture en emmenant Ioshy avec lui, et ne sera plus revu. Pour Sylvie Stevenin, cette annonce est un énorme choc. Les gendarmes d’Urt vont être prévenus, et une enquête pour disparition inquiétante sera ouverte.

L’inquiétude est d’autant plus grande pour les proches de David car le jeune homme est parti sans prendre son téléphone portable et autres effets personnels. Le logement du couple va être fouillé ainsi que le téléphone de David. D’importantes battues vont être organisées et des hélicoptères vont même survoler la région, mais en vain. La disparition de David est particulièrement inquiétante aux yeux de sa soeur Laura, car selon elle, il ne serait jamais parti sans donner de nouvelles à leur mère, dont il était très proche.

Sylvie et Laura vont restées mobilisées et vont créer une page Facebook dédiée à la disparition de David, en plus de distribuer des affiches dans les environs et de participer aux recherches. En avril 2019, l’Unité Mobile d’Intervention et de secours (UMIS) commence à sonder une petite partie du fleuve de l’Adour mais sans succès. La famille voulu ensuite que l’UMIS intervienne à nouveau pour sonder l’Adour, cette fois de Urt à Bayonne, mais cela a un prix. Grâce à une cagnotte lancée en mars 2020, une belle somme a été recueillit. A cause du confinement, l’opération n’a pu se faire qu’en juillet 2020. Sylvie et Laura ont pu suivre l’opération à distance. Pour des raisons financières liées à la crise sanitaire, la soeur de David n’a pas pu se rendre sur place : « Financièrement c’est un coût de se loger sur place et on n’aurait pas vraiment su quoi faire à part stresser au bord de l’eau. Là au moins, on s’occupe un petit peu l’esprit pour penser à autre chose. » Malheureusement, ces nouvelles recherches au fleuve ne donneront rien.

Le député Jean Lassalle va apporter son soutien à la famille Stevenin, faisant renaître un espoir. Le 10 juillet 2020, il a pu rencontrer les bénévoles participant aux recherches. « Nous avons pu entrer en contact avec lui grâce à une bénévole qui le connaissait.  Il m’a appelée, a proposé que nous rencontrions à Paris pour que je lui raconte toute l’histoire. Et il a voulu nous aider » explique Sylvie, qui compte revenir au Pays basque avec sa fille pour continuer les investigations.

Plusieurs théories ont vu le jour, notamment la piste de l’accident. En effet, le soir de sa disparition, David avait bu. Alors qu’il était en train de conduire, l’alcool et l’adrénaline auraient pu lui provoquer un accident de la route. Mais si c’était le cas, on aurait forcément retrouver sa voiture quelque part, ou peut-être même Ioshy, qui aurait pu s’échapper. Vient alors la piste de la disparition volontaire. A priori, David n’avait aucune raison de disparaître de lui-même, d’autant plus qu’il était très proche de sa famille.

Vient ensuite la thèse du crime : les dernières personnes à avoir vu David ce soir-là, son ami et le couple, ont été interrogés, mais cela n’a rien donner. Mais lorsque la mère et la soeur de David avaient demandé au couple si elles pouvaient récupérer les affaires du jeune homme, le couple avait refusé. De plus, ce couple et l’ami de David ont été très peu investis dans les recherches. Les policiers les ont-ils écarté trop rapidement de la liste des suspects ? David aurait-il fait une mauvaise rencontre après son départ ?

Pour information, David mesure 1m85, sa voiture est une Renault Megane noire immatriculée AV-338-PF. Le harnais noir Julius K9 de Ioshy n’a pas été retrouvé, ce qui laisse supposer que David l’avait avec lui. Ioshy est un mâle pucé (250269802306592).

A ce jour, ni David, ni son chien et ni sa voiture n’ont été retrouvés.

Kevin Vanneste : mystérieusement disparu en Corse.

La disparition inquiétante d'un randonneur belge: "Il était affaibli et  demandait de l'aide" | Belgique | 7sur7.be
Kevin Vanneste

Kevin est un jeune homme originaire de Kuurne en Belgique, il est décrit comme étant indépendant et débrouillard, ayant de bonnes compétences en randonnée et en escalade.

Le 14 septembre 2018, Kevin, alors âgé de 30 ans, arrive en Corse avec pour objectif de faire de la randonnée sur le GR 20. Mais ce voyage sur l’île de beauté ne sera pas de tout repos, car le jeune homme n’avait sur lui que de faibles ressources. Il avait acheté un vol bon marché, et séjournait là où il le pouvait. De plus, le 15 septembre, il avait été incapable de se payer un repas dans un restaurant et s’était donc disputé avec le restaurateur. La police, qui avait dû intervenir sur place, a révélé que le jeune homme avait l’air affaiblit.

Malgré tout, dans l’après-midi du 16 septembre 2018, Kevin s’en va entreprendre seul son ascension au GR 20. Mais avant, il va s’arrêter à la cathédrale Sainte-Marie de Bastia et va discuter avec un prêtre. Ce dernier raconte que Kevin aurait douté de ses capacités à se lancer sur le GR 20, se sentant psychologiquement et physiquement faible. Mais après sa conversation avec le prêtre, il serait ensuite parti en laissant son sac et son téléphone portable, disant qu’il viendrait les récupérer plus tard. Mais le jeune homme ne reviendra jamais chercher ses affaires et ne sera plus revu. Son dernier signe de vie est un texto envoyé à une de ses amies, le 16 septembre à 17h30.

https://www.corsenetinfos.corsica/photo/art/grande/41252217-34763032.jpg?v=1577720187

Malgré l’ouverture d’une enquête par la parquet d’Ajaccio et de nombreuses recherches, l’enquête reste au point mort. La maman de Kevin, Lilium Velghe, a fini par quitter la Belgique pour emménager en Corse, afin de contribuer plus facilement à la recherche de son fils. Plusieurs hypothèses ont vu le jour : accident, kidnapping, disparition volontaire… mais aucune piste n’est encore privilégiée. Plusieurs témoignages vont être recueillis, révélant que Kevin n’avait sur lui aucun argent, pas même une carte bancaire, et qu’il était désintéressé par tous les biens matériels, préférant compter sur la générosité des habitants pour être nourri et logé. De plus, il semblait ne pas avoir conscience de certains risques. Après avoir quitté la cathédrale à Bastia, Kevin serait parti ainsi sans aucun biens, ni équipements.

Kevin aurait-il quitté la Corse ? Cela reste peu probable compte tenu de ses maigres moyens financiers. Pour rappel, le jeune homme n’avait même pas pu s’acheter à manger dans un restaurant. Il est révélé que Kevin était depuis longtemps fragilisé par la perte de son frère, survenue il y a quelques années, puis celle de sa grand-mère début 2018. Cela le plongeait parfois dans des états psychologiques compliqués. Affaiblit et sans aucun équipement, cette randonnée aurait pu être fatale pour le jeune homme s’il avait bien décidé de grimper vers le GR 20. Long de 179km, le GR 20 est qualifié comme le « chemin le plus difficile d’Europe ». Mais concrètement, il n’y a aucune preuve que Kevin se soit bien rendu sur le GR 20 lorsqu’il a été vu pour la dernière fois.

« Je m’efforce de garder confiance » confie Lilium Velghe. « Je me dis parfois qu’il a voulu changer de vie, qu’il va me contacter, un jour, pour me dire qu’il a réussi à reconstruire sa vie

Eerste zoektocht is succes, maar Team Kevin wil nog speuren: "Plots  ontbreekt elk spoor" - Samenleving - KW

Lashaya Stine : victime d’un réseau de prostitution ?

Lashaya Stine est née le 8 février 2000. Elle vivait à Aurora dans le Colorado, et était décrite comme une jeune fille sans histoires et une élève studieuse, figurant même sur le tableau d’honneur de son lycée.

Soucieuse des autres, Lashaya avait pour projet de devenir infirmière. D’ailleurs, elle avait obtenu un stage à l’hôpital de l’université du Colorado. Le soir du 15 juillet 2016, Sabrina Jones, la mère de Lashaya, dit bonne nuit à sa fille et part se coucher. Le lendemain, elle va réveiller Lashaya car celle-ci doit passer un entretien d’embauche, mais elle est surprise de constater que sa fille n’est pas dans sa chambre, ni ailleurs dans la maison.

Sabrina va alors tenter de joindre sa fille sur son téléphone portable, mais elle tombe directement sur la messagerie vocale. Elle va alors la chercher partout dans leur quartier, mais sans succès, et la police sera alors prévenue. Les policiers vont d’abord considérer Lashaya comme une fugueuse, mais une semaine plus tard, le chef de police qui revenait de vacances s’est penché un peu plus sur son cas.

Ils vont ainsi trouver des images de vidéosurveillance de la nuit du 15 juillet. On y voit Lashaya en train de marcher le long du boulevard East Montview, aux alentours de 2h30 du matin.

Les dernières images de LaShaya

Par la suite, la jeune fille se volatilise. Sabrina Jones a pensé que sa fille devait peut-être rejoindre quelqu’un mais qu’elle avait l’intention de revenir chez elle, car elle était partie sans effets personnels. En effet, Lashaya avait laissé son chargeur de téléphone, son portefeuille et n’avait prit rien d’autre dans sa chambre. La famille, les amis et l’ex petit-ami de Lashaya furent interrogés, mais cela n’a mené à aucune piste.

Que pouvait bien faire une jeune fille de 16 ans, seule dans la rue en pleine nuit ? Pour sa famille, il est impossible que Lashaya ait fugué. Elle n’avait jamais posé de problèmes à personne, c’était une adolescente sérieuse, et de plus, elle avait disparue la veille d’un entretien d’embauche. Etait-elle partie rejoindre quelqu’un ? Lui faisait-on du chantage ?

Sa mère pense que Lashaya a été forcée de se livrer à des trafiquants sexuels. D’ailleurs, au cours des années qui suivirent sa disparition, il y eut plusieurs témoignages qui corroborent cette théorie. En effet, des témoins ont affirmé avoir vu Lashaya dans des motels où elle était forcée de se prostituer, et qu’elle était surveillée en permanence par un homme. Plusieurs fois les policiers se sont rendus dans ces motels suite à ces signalements, mais cela n’a rien donné. Lashaya aurait été aperçue dans plusieurs Etats : Nouveau-Mexique, Kansas, Missouri…

Autre fait troublant, une jeune fille ayant pu s’échapper d’un réseau de prostitution a affirmé avoir vu Lashaya dans le même trafic, et elle a d’ailleurs décrit un signe d’instinctif de l’adolescente : une cicatrice au niveau de la poitrine.

Mais à ce jour et malgré ces témoignages, Lashaya est toujours portée disparue. Une récompense de 15 000 $ est offerte pour une quelconque information qui pourrait aider à retrouver Lashaya Stine.

La disparition de Brittanee Drexel : enlevée en spring break.

Brittanee est née le 7 octobre 1991 à Rochester dans l’Etat de New York. Alors qu’elle n’est qu’un bébé, sa mère Dawn se marie avec Chad Drexel, qui finira par adopter Brittanee et la considérer comme sa propre fille. On sait peu de choses sur son père biologique.

Brittanee Drexel

En 2008, Chad et Dawn se séparent, et c’est un coup dur pour la jeune fille. Brittanee est restée vivre chez sa mère mais gardait contact avec Chad. Brittanee, qui était connue pour être une fille joyeuse et pleine d’énergie, devenait de plus en plus déprimée, et la séparation de ses parents ne fit qu’aggraver les choses. Elle a également commencé à sécher les cours et à se rebeller.

Nous sommes en avril 2009, Brittanee a 17 ans. Elle entend parler d’un spring break censé se dérouler à Myrtle Beach, en Caroline du Sud, et elle apprend que des élèves de son lycée comptent s’y rendre. Voulant participer afin de se changer les idées, elle demande l’autorisation à sa mère de se rendre au spring break avec son petit-ami John et des copines. Mais sa mère refuse, car Brittanee n’était qu’une jeune adolescente et il n’y avait aucun adulte pour les surveiller, et également car elle ne connaissait pas les autres jeunes avec qui elle s’y rendait.

Cela a provoqué des disputes terribles entre la mère et la fille. Brittanee continuait d’insister auprès de sa mère, mais cette dernière était catégorique : il était hors de question que sa fille mineure aille à un spring break sans être accompagnée d’au moins un adulte responsable. Bien décidée à désobéir, le 22 avril 2009, Brittanee demande à sa mère si elle peut passer quelques jours chez une amie qui vivait non loin afin de se calmer et d’apaiser les tensions au sein de la maison. Mais en réalité, la jeune fille a une toute autre idée derrière la tête.

Le 23 avril, Brittanee arrive à Myrtle Beach avec trois amies. Les premiers jours tout se passe bien. Brittanee s’amuse et savoure cette liberté. De temps à autre, elle appelle sa mère pour la rassurer et lui faire croire que tout se passe bien chez son amie. Pendant ce temps, Dawn ne se doute pas un seul instant que sa fille se trouve en Caroline du Sud. Très vite, Brittanee déchante lorsque ses amies commencent à prendre des drogues. N’étant pas du tout attirée par cela, elle commence à prendre ses distances. Elle va multiplier les sorties en étant seule, dans une ville et un Etat qu’elle ne connait pas.

Le 25 avril 2009, Brittanee est filmée par des caméras de surveillance en train d’entrer à l’hôtel Blue Water Resort, afin de rendre visite à un ami qui y séjourne. Elle en ressort vers 21h45, tout en discutant par message avec son petit-ami John. Elle lui dit qu’elle est triste de rentrer à Rochester le lendemain et qu’elle compte rester à son hôtel. John lui répond qu’elle ferait mieux de profiter de sa dernière soirée à Myrtle Beach. Mais Brittanee arrête soudainement de répondre à ses messages. N’obtenant pas de réponse au bout d’une heure, et commençant à s’inquiéter, John dit à Brittanee que si elle ne lui dit pas si tout va bien il préviendrait sa mère. Brittanee ayant peur que sa mère découvre qu’elle s’est rendue au spring break, John espère obtenir une réponse rapide. Mais la jeune fille se fait silencieuse. Il contacte alors les amis de Brittanee avec qui elle est partie, mais ceux-ci lui affirment ne pas savoir ce que fait Brittanee, ni où elle se trouve.

John prévient alors la police de Myrtle Beach, ainsi que la famille de Brittanee qui arrive en Caroline du Sud. La chambre d’hôtel de la jeune femme sera fouillée, mais on ne retrouvera ni son téléphone ni son portefeuille. La police tente donc de localiser sa position grâce au bornage de son téléphone portable et découvre quelque chose d’étrange : A 21h27, l’appareil est localisé à 11km au sud de Myrtle Beach, et se déplace assez vite, ce qui laisse supposer que Brittanee se trouverait à bord d’une voiture.

A 23h58 son téléphone est localisé à 80km au sud de Myrtle Beach, dans la petite ville de McClellanville, située dans le comté rural de Charleston. Le 26 avril, le téléphone de Brittanee n’émet plus de signal. Les policiers se rendent à McClellanville, et ne peuvent s’empêcher d’imaginer le pire. En effet, la ville est pleine de marais infestés d’alligators et autres animaux dangereux. Qu’irait faire une jeune fille de 17 ans venu profiter du spring break dans un endroit pareil ? Pour eux, il est impossible que Brittanee soit venue ici de son plein gré. D’autant plus que c’est le coin idéal pour se débarrasser d’un corps, au milieu des forêts, des marais et des alligators.

Les policiers vont alors fouiller la zone aidés par des bateaux, des hélicoptères et des chiens renifleurs pendant plusieurs semaines, en vain. L’ami à qui Brittanee était allé rendre visite à l’hôtel Blue Water Resort sera suspecté et interrogé par la police, mais l’homme a un alibi solide et il sera écarté de l’affaire.

En 2016, un prisonnier du nom de Taquan Brown va relancer l’affaire. L’homme purge une peine de 25 ans de prison pour homicide involontaire, et il prétend savoir ce qui est arrivé à Brittanee. Il dit avoir rencontré la jeune femme la nuit de sa disparition. Il devait rendre visite à un certain Sean Taylor à qui il devait de l’argent pour une histoire de drogues. Alors qu’il traversait la maison de Taylor pour se rendre dans la cour, Brown aurait vu Brittanee dans une des pièces se faire agresser par plusieurs hommes, dont Timothy Deshaun Taylor, le fils de Sean Taylor.

A un moment, Brittanee aurait réussi à s’enfuir de la maison mais avait été rapidement rattrapée par Timothy Taylor, qui l’aurait frappée avec son arme et ramenée à l’intérieur. Sean Taylor serait à son tour rentré dans la maison tandis que Taquan Brown attendait dehors, et c’est là qu’il aurait entendu des coups de feu. Brown ajoute qu’il a ensuite vu les hommes transporter le corps de Brittanee dans un tapis et le mettre à l’arrière d’une camionnette, et que les hommes s’étaient débarrassé de son corps en le jetant dans un étang infesté d’alligators. Ce témoignage sera confirmé par un autre détenu qui dira avoir vu Brittanee se faire enlevée par Timothy Taylor à Myrtle Beach.

Il raconte également que Taylor avait emmené Brittanee à McClellanville pour la vendre à un de ses amis. Mais il avait ensuite changé d’avis en voyant que la disparition de Brittanee était devenue très médiatisée, et il avait donc décidé de la tuer. Après ces témoignages, la police va de nouveau fouiller les marais à proximité de la planque des Taylor, mais il ne retrouveront aucun corps. Les policiers apprendront plus tard que Sean Taylor avait tenté de kidnapper une jeune fille de 20 ans, seulement un mois après la disparition de Brittanee, juste en face de l’hôtel Blue Water Resort.

Les policiers vont émettre un mandat d’arrêt contre Sean Taylor, mais ce dernier va leur fournir un alibi solide, et il sera ainsi écarté de la liste des suspetcs. On apprendra alors que Timothy Taylor avait déjà été interrogé en 2009 sur la disparition de Brittanee, bien avant d’être suspecté. Il avait même été soumit au détecteur de mensonge, qu’il avait réussi. Mais Timothy est loin d’être un saint, car en 2011, alors qu’il était âgé de 18 ans, il a été arrêté pour avoir participé au braquage d’un McDonald. Ses deux complices avaient été condamnés à de lourdes peines tandis que Taylor s’en ai sorti avec seulement 2 ans de prison avec sursis.

Le FBI décide de poursuivre Timothy Taylor pour le braquage du Mcdonald, afin de pouvoir l’interroger à nouveau sur l’enlèvement de Brittanee Drexel. Timothy fut à nouveau arrêté et interrogé pour l’attaque du Mcdonald, mais également pour la disparition de Drexel. Comme Taylor risquait plusieurs années de prison pour l’attaque du Mcdonald, le procureur lui a proposé un marché : s’il accepte de passer le détecteur de mensonge et qu’il le réussi alors qu’il est questionné sur Brittanee, il prendrait entre zéro et dix ans de prison. En revanche, il prendrait entre dix ans et la perpétuité en cas d’échec. Taylor refuse l’accord, mais accepte de passer le test. Et ce sera un échec.

Le résultat du polygraphe sera dévoilé en 2018. Les avis concernant la culpabilité de Timothy Taylor divergent. Certains pensent qu’il a quelque chose à se reprocher, d’autres pensent que Taquen Brown l’a accusé à tord et qu’il l’avait impliqué là-dedans pour obtenir une remise de peine, surtout que d’autres personnes qu’il avait accusé se trouvaient en prison au moment des faits. Mais lors d’une interview où Taylor se faisait interroger par un journaliste, il a eu un lapsus qui a interpellé tout le monde : lorsque le journaliste lui dit qu’un témoin affirme l’avoir vu avec Brittanee le jour de sa disparition, Taylor répond qu’il est quasiment sûr de n’avoir jamais rencontrer Brittanee. Le jeune homme s’est rapidement rattrapé en affirmant qu’il est bel et bien sûr de n’avoir jamais vu Brittanee, mais il était trop tard.

Un autre élément ne va pas jouer en faveur de Taylor. Quelques années auparavant, Chad Drexel, le père de Brittanee, était à McClellanville pour distribuer des affiches de sa fille à des automobilistes, avec l’aide de son détective privé, mais lorsqu’il s’est approché d’une des voitures, l’homme à l’intérieur a accéléré. Chad se serait mit devant la voiture pour l’arrêter et lui donner l’affiche, lui expliquant que sa fille avait disparu. L’homme s’était alors mit à rire avant de jeter l’affiche par terre. Chad se souvent d’un détail particulier : l’homme dans la voiture n’avait pas de bras gauche. Et il se trouve que Timothy Taylor n’a également pas de bras gauche. Taylor va nier être cet homme, mais il est vrai que c’est un détail troublant, car être amputé du bras gauche est peu commun.

En 2019, Taquan Brown va répéter son témoignage par téléphone avec WHEC-TV, avec un peu plus de détails, notamment qu’il aurait vu Brittannee au moins quatre fois en l’espace d’un mois.. Il dira que le premier jour où il avait vu Brittanee c’était le 27 avril 2009, elle était bien dans une planque en train de se faire agresser sexuellement par plusieurs hommes, et elle avait un oeil au beurre noir. Il ne l’avait pas reconnue à ce moment là, car il ne savait pas qu’elle était recherchée. Quelques jours plus tard, il dira l’avoir à nouveau rencontrer dans la planque, en train de s’échapper puis d’être rattrapée et ramenée à l’intérieur, avant d’entendre des coups de feu. Il a ensuite vu les hommes sortir un corps enveloppé dans un tapis qui a été dépose à l’arrière d’une camionnette. Il pensait que c’était celui de Brittanee, mais cinq jours plus tard, il aurait à nouveau aperçue la jeune fille alors qu’il se rendait chez son cousin à Jacksonboro à 130km au sud de McClellanville. Il aurait vu Brittanee une dernière fois fin mai, à nouveau sur la propriété de son cousin, alors qu’il s’y rendait avec un ami. Brittanee se trouvait dans une zone boisée à la limite de la propriété du cousin de Brown, et elle était entourée par plusieurs hommes. Et c’est là qu’un homme du nom de Nate lui aurait tiré dessus avec un fusil à double canons. Brown et son ami se serait enfui pour ne pas être impliqués.

Selon WHEC-TV, le récit de Brown semble fiable, même si d’autres éléments n’ont pas pu être corroborés. Mais aucun autre témoin ne peut appuyer son témoignage, car le cousin de Brown est décédé et les autres témoins n’ont jamais été trouvés.

A ce jour, on a jamais retrouvé le corps de Brittanee. Dawn, sa mère, a fini par déménager à Myrtle Beach, le dernier endroit où sa fille a été vue. Elle a également ouvert une ligne téléphonique dédiée à sa fille au cas où quelqu’un aurait des informations à lui fournir.

La disparition mystérieuse de Mekayla Bali.

Mekayla Bali est née le 2 juillet 1999. Elle vivait à Yorktown au Canada, et était décrite comme une fille discrète, sans histoires, qui aimait passer du temps avec ses amis.

Au matin du 12 avril 2016, Mekayla, alors âgée de 16 ans, se prépare comme d’habitude pour aller au lycée, le Sacred Heart High School. Mekayla arrive au lycée à 8h08. Les caméras de surveillance de l’école la filment dans les couloirs, en train de mettre des livres dans son casier. Mais étrangement, vers 8h25, Mekayla est à nouveau filmée par des caméras alors qu’elle quitte le lycée par une porte située à l’arrière du bâtiment.

Mekayla sur les images de vidéosurveillance

Mekayla marche vers l’est sur la rue Smith Ouest puis tourne sur la rue Broadway afin de se rendre dans une banque et y retire 55 dollars. A 9h00, elle se rend dans un magasin qui récupère des bijoux d’occasion pour y faire évaluer le prix d’une bague, bague que le propriétaire de la boutique refusera de lui acheter, jugeant sa valeur trop faible. Le propriétaire sera plus tard interrogé, et affirmera que Mekayla semblait tout à fait normale.

Mekayla se rend ensuite au café Tim Hortons et y achète une boisson. Les images des caméras de surveillance la montrent assise à une table, envoyant des messages sur son téléphone et se retournant plusieurs fois vers la porte d’entrée.

Les images du Tim Hortons

Après quelques minutes, Mekayla sort du café à 09h23, pour y retourner à 9h49. Nous la voyons cette fois en train de téléphoner à quelqu’un pendant dix minutes. Une fois qu’elle raccroche, elle envoit un SMS à sa meilleure amie Shelby Knatuk en lui disant « J’ai besoin d’aide. »

Après plusieurs minutes sans réponse de son amie, elle lui envoie un second message où elle dit « Peu importe, j’ai compris. » Mekayla va de nouveau passer un appel, quitter le café puis y revenir une nouvelle fois. Personne autour ne semble prêter attention à son comportement étrange.

Par la suite, Mekayla va s’approcher d’une dame assise à une table, lui demandant si elle accepterait de lui louer une chambre d’hôtel, mais la dame refuse. De ce fait, Mekayla appelle de nouveau quelqu’un, puis elle va quitter définitivement le café. A 11h30, elle envoie un autre message à Shelby : « On se verra à la cantine. » A 12h00, elle revient au lycée et explique à des amis qu’elle compte prendre un bus pour partir dans la ville de Regina, située à 2h de route en voiture. Ces derniers ne feront aucune remarque. Mekayla va donc à nouveau être filmée par les caméras de surveillance en train de quitter le lycée. Ce seront les dernières images qu’on aura d’elle.

Les dernières images de Mekayla.

Lorsque Margaret, la grand-mère de Mekayla, arrive au lycée vers 15h pour la récupérer, elle remarque que Mekayla ne vient pas la rejoindre. La mère de la jeune fille sera prévenue et va alors contacter les amis de Mekayla, qui vont lui révéler qu’elle a séché les cours toute la journée. Très vite, les proches de l’adolescente vont commencer à l’appeler sur son téléphone, lui envoyer des messages, et également la chercher dans les endroits qu’elle avait l’habitude de fréquenter. Mais Mekayla est introuvable, et chaque appel, chaque message, restera sans réponse de sa part.

Sa disparition sera signalée cette même journée à 20h, et la famille et les amis de Mekayla seront interrogés par les enquêteurs. Shelby va expliquer que la veille, le 11 avril, elle était partie manger dans un fastfood avec Mekayla et une autre amie nommée Oxanna. Mekayla leur aurait alors révélé avoir rencontrer un certain Josh sur un site de rencontre et qu’ils discutaient souvent ensemble. Elle aurait ajouté qu’ils ne s’étaient pour l’instant jamais vus en vrai, et ne racontera pas plus de détails. Mais plus tard, Mekayla lui aurait dit qu’un autre garçon nommé Christopher devait venir la rencontrer, ce à quoi Shelby l’aurait mise en garde. Shelby ajoute que Mekayla avait fait part de son désir de quitter la ville et d’aller à Regina. Elle précise également que si elle n’avait pas répondu aux messages de Mekayla le jour de sa disparition c’était parce qu’elle avait oublié son téléphone chez elle.

On apprendra également que peu avant de disparaître, Mekayla avait envoyé un SMS à son ex petit-ami pour lui dire qu’elle se sentait mal et qu’elle pensait partir pour Regina. Elle avait ensuite envoyé un message à Shelby et à une autre amie leur disant qu’elle était malheureuse à cause d’un garçon. Mais lorsque ses amies lui demandaient plus de détails, Mekayla ne répondait pas. Par la suite, elle avait appelé le service client de sa banque pour vérifier son solde et transférer de l’argent de son compte épargne à son compte courant.

Des conducteurs de bus de Yorktown affirment que le jour de sa disparition, entre 9h et 12h, Mekayla leur avait demandé des renseignements sur les bus partant de Yorktown jusqu’à Regina, mais elle n’aurait acheté aucun ticket. Certains employés disent l’avoir vu manger au restaurant du dépôt de bus aux alentours de midi, et une cliente du restaurant affirme l’avoir vue manger puis se lever pour rejoindre un homme qui lui tenait la porte d’entrée et partir ensemble. L’homme était Blanc et avait un tatouage sur l’avant-bas.

Un avis de recherche sera alors lancé, et l’homme en question va se rendre de lui-même au poste de police afin d’expliquer qu’il ne connaissait pas Mekayla, qu’il lui avait juste tenu la porte par politesse, et que chacun était parti de son côté. Après vérifications, l’homme sera finalement écarté de la liste des suspects.

Le lendemain de sa disparition, le téléphone de Mekayla s’éteint.

Par la suite, les images des vidéosurveillance du 12 avril 2016 seront analysées. Malheureusement, les enquêteurs se retrouvent dans l’incapacité de tracer les nombreux appels qu’elle avait passé cette journée là, car ils ont été passés depuis une application non identifiable. De plus, Mekayla avait pour habitude d’envoyer des messages via des applications comme Snapchat, où les messages se suppriment seuls au bout d’un moment, ce qui n’a pas faciliter le travail des enquêteurs.

Des élèves du lycée de Mekayla vont être interrogés, et ils dévoileront que la jeune fille avait récemment mit en story Snapchat ce message : « Je cherche des amis sur Snap car je n’en ai pas dans la vraie vie. Ajoutez-moi mais ne m’envoyez pas de photos vulgaires. Je cherche juste un ami. » La mère de l’adolescente affirme pourtant qu’elle avait de très bons amis. Mais depuis sa disparition, ces derniers avaient un comportement assez étrange. En effet, aucun d’entre eux ne participaient aux recherches.

On apprend alors que le 14 février dernier, Mekayla avait reçu un bouquet de fleurs d’une personne anonyme devant son lycée. Non seulement la jeune fille était active sur les tchats en ligne, mais elle n’hésitait pas à donner son adresse et celle de son école à de parfaits inconnus. Les enquêteurs pensent alors que Mekayla aurait pu tomber sur un prédateur qui la faisait peut-être chanter. D’ailleurs, le fameux Christopher va être identifié, et l’homme qui vivait en Caroline du Nord leur explique qu’il avait effectivement rencontrer Mekayla sur un site de rencontre. Mais l’homme sera rapidement innocenté car les enquêteurs vont découvrir qu’au moment de la disparition de Mekayla, il se trouvait bien en Amérique du Nord et non au Canada.

Christopher confiera que Mekayla se mutilait, qu’elle parlait à énormément d’homme sur les sites de rencontre, et qu’elle avait un besoin viscéral de savoir qu’elle plaisait.

Plusieurs semaines plus tard, Shelby va contacter les policiers pour expliquer qu’elle avait envoyé un snap à Mekayla le jour même de sa disparition, et qu’il n’avait pas été ouvert. Mais en se réveillant ce matin-là, des semaines après la disparition de son amie, Shelby avait remarqué que Mekayla avait ouvert son snap dans la nuit. En juin 2016, Shelby va envoyer un nouveau snap à Mekayla, qui lui ne sera jamais ouvert. 10 mois plus tard, les enquêteurs ont enfin accès aux comptes Facebook, Instagram et Snapchat de Mekayla, mais ils n’y découvriront rien de suspect.

Plusieurs théories ont vu le jour suite à la disparition mystérieuse de la jeune fille, mais la théorie la plus plausible pour les policiers et les proches de Mekayla est qu’elle aurait rencontré un homme sur internet, et qu’elle lui aurait envoyé des photos intimes pour lui plaire. Il aurait alors commencé à lui faire du chantage, l’obligeant ainsi à le rencontrer pour ne pas divulguer les photos. Cela pourrait expliquer tous ces messages de détresse à ses amis, ainsi que son comportement étrange.

A ce jour, une récompense de 50 000 dollars est offerte pour retrouver Mekayla, qui n’a plus donné signe depuis ce 12 avril 2016.

Disparus en mer : le destin tragique des Lonergan.

Tom Lonergan, né le 28 décembre 1964, et Eileen Hains, née le 3 mars 1969, se sont rencontrés à l’Université d’Etat de Louisiane d’où ils en sont ressortis diplômés. Peu après leurs études, ils se marient à Jefferson au Texas, le 24 juin 1988. Les Lonergan étaient décrits comme un couple complice et très amoureux, et prévoyaient de s’installer bientôt à Hawaii.

Tom et Eileen

En 1998, le jeune couple termine une mission dans les îles Fidji dans le cadre de Peace Corps, une agence bénévole américaine qui tend à aider les pays en développement. Mais avant de rentrer aux Etats-Unis, Tom et Eileen souhaitent s’offrir des vacances à l’étranger. Ils s’arrêtent dans le Queensland en Australie, et très vite le jeune couple passionné par la plongée sous-marine a l’idée de visiter la Grande Barrière de Corail. Ils réservent donc une excursion en haute mer avec l’agence Outer Edge basée à Port Douglas, et le dimanche 25 janvier 1998 ils se lèvent très tôt et prennent un mini-bus depuis Cairns afin de se rendre au lieu de rendez-vous. L’activité doit se dérouler autour du récif de Saint Chrispin, situé à environ 70km au nord-est de Port Douglas.

A 8h30 du matin, Tom et Eileen montent à bord du bateau de plongée avec 26 autres passagers, piloté par Geoffrey Nairn, le gérant de l’agence Outer Edge, et le bateau arrive au récif de Saint Chrispin vers 9h45. Tom, Eileen, ainsi que d’autres plongeurs enfilent leur tenue de plongée et reçoivent les directives des instructeurs. Ils doivent revenir au bout de 30 minutes maximum. Suite à cela, les Lonergan plongent et profitent de la beauté du site. Vers 14h, après leur pause déjeuner, le petit groupe se prépare pour leur dernière plongée. Les Lonergan, qui sont des plongeurs expérimentés et possédant le padi Open Water, informent les instructeurs qu’ils souhaitent plonger un peu plus loin du groupe, de manière plus autonome, demande qui leur sera acceptée.

A 14h30, le couple effectue alors leur dernière plongée, et doivent revenir 30 minutes plus tard au bateau. A 15h, Geoffrey Nairn donne un coup de sirène pour informer tous les plongeurs qu’ils doivent revenir sur le bateau. Un membre de l’équipage effectue le comptage des gens à bord, et informe Nairn qu’il y a bien les 26 passagers présents, et le bateau retourne alors à Port Douglas. Un des employés trouvera un sac oublié à bord, il ne se posera pas plus de question et le jettera dans la corbeille des objets trouvés. En effet, il est très fréquent que des touristes oublient des affaires lors des sorties en bateau.

Plus tard à 16h30, le conducteur du mini-bus chargé de ramener les passagers à Cairns s’étonne de ne pas voir le couple Lonergan qu’il avait rencontré le matin même. Il commence à faire le tour des bars au cas où le couple se serait arrêté pour boire un verre, mais ne les trouvant pas, le conducteur n’a pas d’autres choix que de partir sans eux. Une fois à Cairns, il informe sa patronne de l’absence du couple. Cette dernière appelle alors Geoffrey Nairn, mais ce dernier ne s’en inquiétera pas plus que cela.

Le 26 janvier, Nairn conduit un nouveau groupe de touristes à bord de l‘Outer Edge vers Saint Chrispin. Au cours de la journée, l’un des plongeurs remonte à bord avec six plombs de plongée provenant d’une ceinture de lestage, mais cette découverte n’alarmera pas le responsable, car il est assez fréquent de retrouver des objets perdus ou abandonnés dans cette zone de plongée très fréquentée.

Le 27 janvier, la routine continue et une nouvelle excursion est organisée sur Saint Chrispin. Une fois rentré à Port Douglas, Geoffrey Nairn est intrigué par la corbeille des objets trouvés, dans laquelle se trouve le sac retrouvé par un employé sur le bateau dimanche dernier. Il se permet de fouiller à l’intérieur du sac, et y trouve des vêtements ainsi qu’un portefeuille et un passeport au nom de Tom Lonergan. Nairn va alors commencer à paniquer et à se demander s’il n’avait pas bel et bien oublié Tom et Eileen Lonergan en pleine mer deux jours plus tôt.

Geoffrey Nairn appelle l’auberge de jeunesse où séjourne le couple et on lui confirme que les Lonergan n’ont pas été revus depuis le matin du dimanche 25 janvier. Nairn se résout alors à appeler le 000, l’appel d’urgence de l’Australie. Un hélicoptère est directement envoyé au récif Saint Chrispin pour localiser le couple, mais sans succès. Le 28 janvier, des équipes de sauvetage aérien et maritime, des navires civils et la marine fouillent l’océan pendant trois jours.

Le 5 février 1998, à plus de 100km de Saint Chrispin, on va retrouver sur le rivage de Indian Head une combinaison pour femme. En juin 1998, on retrouve au même endroit des gilets gonflables portant le nom de Tom et Eileen Lonergan, ainsi que leurs bouteilles d’air comprimé. Ces objets seront analysés et on constate la présence de balanes, dont la croissance permet de déterminer que cette combinaison se trouvait dans l’océan depuis janvier 1998.

Le gilet de Tom Lonergan

On retrouvera également une ardoise de plongeur, un objet utilisé pour communiquer sous l’eau. Sur l’ardoise y est écrit : « Lundi 26 janvier 98 à 8h. A toute personne qui peut nous aider, nous avons été abandonnés sur le récif australien Agincourt par l’Outer Edge le 25 janvier 98 à 15h. Aidez-nous s’il vous plaît venez nous sauver avant que l’on meure, à l’aide !!! ».

Le dernier message des Lonergan

Ce message de détresse confirme que le jeune couple a bien été oublié dans l’océan par Geoffrey Nairn. Il sera inculpé d’homicide involontaire et son procès s’ouvre en novembre 1999. Mais lors de l’audience, l’avocat de la défense met en avant les journaux intimes du couple, qui ont été retrouvés par la police, pour soutenir l’idée qu’ils auraient fait un pacte de suicide, ou qu’ils auraient simuler leur mort pour refaire leur vie ailleurs. En effet, quelques mois avant le drame, Tom Lonergan avait écrit dans son journal que sa vie était complète et qu’il était prêt à mourir. Et deux semaines avant leur disparition, Eileen écrira dans son propre journal que son mari espèrait une mort rapide et sans douleur.

Nairn sera finalement jugé non coupable de cet accident, car n’ayant jamais retrouvé leurs corps, le doute subsiste sur la mort des Lonergan. En revanche, son agence sera condamnée à payer une forte amende pour négligence et Nairn se retrouvera ruiné. Le verdict sera mal accueillit par les familles de Tom et Eileen, qui reprochent l’utilisation des journaux intimes du couple pour décrédibiliser leur mort. En parallèle, la sécurité en plongée sous-marine sera renforcée par le gouvernement du Queensland.

En 2003, le film Open Water réalisé par Chris Kentis remet en lumière cette affaire quelque peu oubliée. Le film s’inspire fortement de l’histoire du couple Lonergan et fera un carton au box-office, générant plus de 25 millions de dollars. Mais il ne sera pas vu d’un très bon oeil par Geoffrey Nairn, ni par les agences de plongée sous-marine australiennes, qui gardent des séquelles de cette sombre affaire. En 2006, à plus de 400km au sud de Port Douglas, un homme retrouve sur la plage une palme de plongée jaune en assez bon état. Sur cette palme se trouve un mot rendu presque illisible : Lonergan. L’objet sera restitué à la police. Le 31 décembre 2015, Geoffrey Nairn décède à l’âge de 59 ans.

John Hains, le père d’Eileen, est persuadé que le couple est mort par noyade ou par une attaque de requins. Il ne croit pas en la théorie du suicide et a affirmé que les messages retrouvés dans les journaux intimes ont été sortis de leur contexte. Un avis qui sera partagé par la justice australienne. En effet, Tom et Eileen étaient des catholiques fortement impliqués dans leur religion. L’église catholique condamnant le suicide, ils n’auraient sans doute pas commit l’irréparable. De plus, ils n’auraient certainement pas écrit ce message de détresse s’ils avaient prévu de se suicider en pleine mer, et mourir noyé ou dévoré par des requins n’est certainement pas une manière douce et rapide de mourir comme le souhaitait Tom Lonergan.

Image tirée du film « Open Water »

On pense également à la théorie d’une disparition volontaire. Peut-être que les Lonergan avaient pour objectif de fuir afin de refaire leur vie ailleurs. Peut-être avaient-ils des raisons qui les auraient poussé à disparaître. Mais cela n’explique pas l’appel à l’aide retrouvé sur l’ardoise. La police a finalement écarté cette théorie car aucun mouvement n’a été enregistré sur les comptes bancaire de Tom et Eileen depuis.

La thèse la plus plausible reste celle de l’accident. Il est fort probable qu’ils soient remontés trop tard à la surface, et peut-être qu’ils auraient même vu le bateau s’éloigner. Le bateau se trouvant déjà loin, l’équipage n’aurait pas entendu leurs appels de détresse, les condamnant à leur triste sort. Oubliés au beau milieu de l’océan et de tous les dangers, Tom et Eileen auraient donc écrit un dernier message sur leur ardoise tout en ayant l’espoir que quelqu’un remarquerait leur absence et qu’on reviendrait les chercher. Ils seraient alors morts après une lente agonie, succombant à la noyade ou à une attaque d’animaux marins.

A ce jour, les corps de Tom et Eileen Lonergan n’ont jamais été retrouvés.