La disparition de Mélina Martin.

Née en 1992, Mélina Martin était la cinquième d’une famille de sept enfants. Elle vivait à Farnham au Québec, et était décrite comme une adolescente normale et sans histoires, qui aimait faire les magasins et passer du temps avec ses amis.

Mélina Martin

Le 22 janvier 2005, la jeune Mélina âgée de 13 ans se voit dans l’obligation de rester dormir chez une amie à cause d’une tempête de neige. Le lendemain, sa mère Françoise Algier vient la récupérer. Toutes deux mangent dans un restaurant le midi et s’en vont ensuite faire les magasins. La même journée, Mélina devait participer à une fête hivernale qui se déroulait au parc Roch-Bourbonnais. Vers 13h, sa mère la dépose au parc, lui faisant promettre de la rejoindre à 17h au restaurant Valentine. Quelques minutes après être arrivée à Boubonnais, Mélina se rend chez une amie qui habite tout près du parc afin de lui proposer de l’accompagner aux festivités. Mais son amie était malade et ne pouvait pas venir. Mélina se dirige ensuite vers le domicile de son copain. La jeune fille lui aurait annoncé qu’elle voulait rompre avec lui, et l’échange ce serait plutôt bien déroulé.

A 17h, Françoise Algier attends sa fille au restaurant Valentine comme convenu. Mais Mélina est en retard. Françoise attends encore un peu, mais comme Mélina ne vient toujours pas, elle commence à s’inquiéter, surtout que sa fille avait pour habitude de la prévenir lorsqu’elle avait du retard ou un empêchement. « Le lendemain, ma mère m’a appelée pour me dire que Mélina n’était toujours pas revenue. » explique Marie-Josée Demers, une des soeurs de Mélina. « Je suis allée chez ma mère pour savoir si on devait appeler la police ou non. On ne savait pas où elle avait passé la nuit et elle ne s’était pas présentée à l’école.« 

Françoise et Marie-Josée commencent alors à interroger les amis de Mélina, et demandent aux passants s’ils auraient aperçu la jeune fille. Mais personne n’était au courant que Mélina avait disparue et personne ne l’avait vue, hormis son amie et son ex-copain chez qui elle s’était rendue avant d’être recherchée . Le soir venu, sa mère prévient la police. Peu après, Françoise s’est rendue à l’école de sa fille afin de discuter de sa disparition avec le directeur et des professeurs. Elle fouilla le casier et la chambre de Mélina dans l’espoir de trouver un indice, mais rien d’anormal ne fut découvert. Trois jours après la disparition de Mélina, Françoise placarde des avis de recherche en ville.

Selon les proches de Mélina, il ne pouvait pas s’agir d’une fugue, car Mélina était une fille heureuse et sans problèmes, elle était proche de sa famille et n’avait pas de soucis à l’école. De plus, elle avait laissé toutes ses affaires à la maison. « Je ne crois pas à cette histoire de fugue. » assure Roxanne, une autre soeur de Mélina. « Nous n’avons jamais manqué de rien. Nous n’étions pas gâtés, mais nous n’étions pas malheureux non plus. Notre mère a toujours tout donné pour nous. » Malgré tout, la police privilégie la thèse de la fugue et de ce fait aucune recherche n’est organisée sur le terrain. Selon les enquêteurs, il n’y avait aucun indice qui aurait pu indiquer une disparition inquiétante. 

Françoise Algier décide alors de se débrouiller par ses propres moyens. Elle continue de distribuer des affiches de sa fille et plusieurs personnes fouillent le parc Boubonnais de fond en comble. 

La famille de Mélina fut consternée que sa disparition n’attira pas l’attention des médias. Pourquoi son cas n’a-t-il pas été plus diffusé ? Il était pourtant question de la disparition troublante d’une mineure.

Finalement, le 3 février 2005 le réseau Enfants-Retour Québec offre son aide à la famille de Mélina, et va continuer à les soutenir des années durant, notamment en ajoutant Mélina à leur affiche annuelle, en publiant ses photos sur des enveloppes de banque et en procédant à une vieillissement de photo en 2007.

Photo vieillie de Mélina

Ce sont 4 millions d’enveloppes avec la photo de Mélina qui furent postées à travers le Canada. Malheureusement, il y eu très peu de nouvelles pistes par la suite.

Le 23 janvier 2006, soit un an après la disparition de Mélina Martin, la sûreté du Québec établit un poste de commandement au parc Bourbonnais, dans le but de recueillir des informations. Finalement, l’hypothèse comme quoi Mélina aurait été victime d’un acte criminel n’est pas écartée.

Le 12 janvier 2010, c’était le jour du 18ème anniversaire de Mélina. A ce moment là, sa famille espérait encore qu’elle donne signe de vie. Même s’ils ne croyaient pas à la fugue, ils espéraient néanmoins que Mélina ait fugué pour ensuite revenir saine et sauve. Mais la jeune fille n’est pas rentrée à la maison.

Françoise Algier est persuadée qu’il y a quelque part une personne qui sait ce qui est arrivé à sa fille, mais qui ne veut pas parler. « Que la personne qui sait ce qui est arrivé à Mélina parle. » supplie Roxanne. « Qu’elle se mette à notre place, surtout à celle de ma mère. Je vois comment elle vit cela chaque jour, c’est encore plus dur.« 

Malgré tout, la famille de Mélina garde espoir et est persuadée qu’un jour ils sauront ce qui est arrivée à la jeune fille.

La dernière fois que Mélina a été vue, elle portait un jean avec de la fourrure au bas, une camisole beige, une veste en jean avec fourrure aux manches, un manteau noir avec capuchon à fourrure, un foulard blanc, et une sacoche en vinyle beige avec une étoile bleue.

Si vous avez des informations qui permettraient de faire avancer l’enquête, contactez : Sûreté du Québec au 1 800 659-4264 ou Réseau Enfants-Retour au 1 888 692-4673.

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